Que représente le 17 octobre pour Haïti ?
Pourquoi le 17 octobre est-il gravé dans le cœur des Haïtiens ? L'assassinat brutal de Jean-Jacques Dessalines révèle les secrets sombres de la jeune république. L'histoire que vous devez connaître.

Ava Lee a une fois de plus prouvé sa maîtrise du taekwondo en remportant une médaille d’or au Championnat panaméricain U21, qui s’est tenu au gymnase Arteaga à Querétaro, au Mexique, le samedi 27 juillet 2024. Ce triomphe retentissant, marqué par un "kihap" puissant, symbolise la force et la détermination de la jeune athlète haïtienne sur la scène internationale.
Depuis 2014, l’initiative "PRIM POU CHANJMAN" (PPC), orchestrée par Gwoup Konbit à travers Leaders de demain, honore de jeunes Haïtiens extraordinaires qui réalisent des actions remarquables pour améliorer leur communauté. Initialement baptisé "CITE SOLEIL PEACE PRIZE" et limité aux jeunes de Cité Soleil, ce programme s’est élargi en 2023 pour inclure tous les jeunes du pays ayant un impact social positif. Pour sa 11ème édition, trois jeunes leaders ont été récompensés pour leur dévouement et leur influence sociale dans leurs communautés respectives.
Haïti fait la une des journaux partout dans le monde. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. Les exploits des Haïtiens suscitent rarement autant d’intérêt, mais on a toujours tendance à pointer du doigt les dérives, faire couler de l’encre pour remuer les épines dans le pied, diffuser en boucle pour relayer le chaos qui sévit. Il n’y a guère de média pour faire amende honorable de la résilience de ce peuple aculé. Personne pour souligner la résistance farouche qui sert de carburant à ce peuple suspendu dans les gorges de la mort. Et si c’était dans une certaine mesure le seul moyen de parler de ce pays pour enfin attirer l’attention ? On est le 26 juillet 2024. Les Jeux Olympiques viennent de commencer en France. La 33ème olympiade des temps modernes. Mine de rien, selon le Magazine Forbes, Haïti se classe parmi les dix nations avec le meilleur costume, pointant fièrement à la troisième place. Parallèlement, à des kilomètres de l’Hexagone, sur « L’Île du chaos savamment orchestré », les Haïtiens ne se rendent même pas compte à quel point cette reconnaissance frise l’ironie. Un paradoxe dont l’évocation, impopulaire, risque fortement de déplaire. Une image aérienne montre la ville de Paris dans toute sa splendeur, illuminée comme les portes du paradis, reflétant toute la grandeur de la France, toute la magnificence qu’elle a acquise au fil des siècles, sans omettre la contribution du sang versé par l’affreuse machine de la colonisation. Je ferme les yeux, je remonte le temps, je revois ce garçon livré à lui-même, perdu sans même le savoir, voué à l’échec sans même le comprendre. Et puis il y a les autres. Des garçons dans la même situation, ou pire. Au ban de la société, ils ne savent pas ce que la vie leur réserve. Ils forment l’élégante classe des marginalisés, en leur qualité de vauriens, bons à rien, et malandrins qui font entorse à l’éclat de la société. Ce contraste m’interpelle, et je me demande un instant si ceux qui vivent le chaos de l’extérieur saisissent l’enjeu et la réalité de la situation. D’ailleurs il me semble que même la majorité des Haïtiens vivant sur le territoire n’ont aucune notion des aspects fondamentaux et essentiels de la situation.
Dans le cadre du programme de promotion des droits et de l’épanouissement de l’enfant "Timoun se moun" piloté par l’organisation Action Communautaire de Transformation et d’Intégration Formelle (ACTIF), Kay Jèn Yo organise, du 18 au 24 août 2025 (9h am - 1h pm), "Espas Lajwa", un camp d’été qui cible trente (30) enfants de 7 à 15 ans. Une grande panoplie d’activités éducatives, créatives et ludiques sont programmées pour le plus grand bien des enfants. Ils auront droit à des ateliers de : peinture, crochet, macramé, langue des signes, théãtre, lecture, échec, etc. Dans un contexte aussi traumatogène où la violence est monnaie courante, de telles initiaves sont d’une importance capitale. " Les enfants ne sont pas imperméables au stress et autres pathologies que peut provoquer la situation morbide qui sévit dans le pays actuellement", souligne Blondy Wolf Leblanc (Gabynho) DG a.i de ACTIF. "Espace Lajwa se veut donc, un refuge, un lieu où les enfants peuvent s’exprimer en toute sécurité, un espace sécurisant où ils peuvent exprimer leurs émotions à travers plusieurs médiums", précise-t-il. Plus loin, l’animateur socioculturel encourage d’autres structures à travers le pays à prendre des initiatives de ce genre au bénéfice de la santé mentale des enfants. Espas Lajwa est quasiment gratuit. Un frais de participation de 150 gourdes est requis pour la semaine. Quid Kay Jèn Yo Issu du projet "Pran Swen Tèt ou", Kay Jèn Yo est un projet de l’organisation ACTIF supporté par La Perfection École de Haute Couture visant à combattre la violence par l’engagement communautaire à travers des programmes de formation professionnelle et artistique. Situé au numéro 18, imp. Thoby, rue Desdunes, Mahotière 79, Kay Jèn Yo est ouvert du lundi au dimanche (9h am - 6h pm). Sebastien Jean Michel
Le LEGACY LEADERSHIP AWARD 2025, organisé par LEAD-ACADEMY, a mis à l’honneur la jeunesse engagée de la commune de Carrefour. Cet événement prestigieux a réuni près de 200 jeunes et de nombreux acteurs locaux pour célébrer le leadership exemplaire dans une région confrontée à de nombreux défis.
Le 2 février 2025, une nouvelle initiative en faveur de l’autonomisation des femmes a vu le jour avec le lancement d’un programme de formation aux métiers numériques, porté par BIZNISLIFE et UHDES (Urgence Haïtienne de Développement Économique et Social). Ce projet ambitieux vise à former et accompagner 50 jeunes femmes du département des Nippes dans le monde du digital, leur offrant ainsi une porte d’entrée vers des opportunités professionnelles prometteuses.
La chaire de droit constitutionnel Monferrier Dorval est une initiative à haute intensité intellectuelle, prise par l’université D’Etat d’Haïti (UEH), via le leadership de son rectorat, en accord avec les dirigeants de la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE). L’initiative a pour premier but d’honorer et de faire perdurer la mémoire du vaillant et brillant professeur Monferrier Dorval, assassiné dans des conditions troubles, il y’a de cela environ plus de trois ans. Et dans le but d’apporter une contribution scientifique au grand débat qui traverse la société haïtienne depuis une dizaine d’années autour de la nécessité de changer ou pas, la constitution de 29 mars 1987, amendée le 11 mai 2011. Ne devrait-on pas chercher à l’appliquer de préférence. S’il faut la changer, ce changement devrait-il être radical, sinon que devrait-il avoir en termes de changement au sein d’une nouvelle loi mère pour une meilleure organisation institutionnelle d’ Haïti. La chaire est scientifiquement présidée par le professeur Henri Marge. Dorléans, (actuel responsable de l’AFPEC), et est vice -présidée par le doyen de la faculté de droit et des sciences économiques, Me Eugène Pierre Louis. La Chaire se matérialise par un ensemble de conférences et de débats (15 au total), qui ont lieu dans les locaux de L’office de la protection du citoyen OPC, sous le nom de mercredi de la Chaire Monferrier Dorval. C’est en ce sens que pour la cinquième édition du mercredi de la chaire (qui a eu lieu ce mercredi 9 octobre 2024 à L’OPC, en présence du protecteur du citoyen, Me Renan Hédouville), l’attention a été mise sur l’éducation au sein du débat entourant la possible élaboration d’une nouvelle constitution pour Haïti. Cette 5ème rencontre s’est déroulée sous le thème de: "L’Éducation, Enseignement, Recherche, Science et Technologies". La conférence a été animée par trois grands du milieu intellectuel haïtien, dont deux éminents professeurs de l’UEH, en l’occurrence, Professeur Odonel Pierre Louis, directeur académique de L’école normale supérieure (ENS); le vice recteur de l’UEH, le professeur Jacques Blaise. Leurs interventions a été suivi de celle du directeur de l’institut national de la formation professionnelle (INFP) M. Dikel Delvariste.
Le samedi 27 juillet dernier, le centre culturel Pyepoudre, situé au numéro 312 sur la route de Bourdon, s’est métamorphosé en une véritable ruche créative grâce à l’initiative de l’Association Culturelle Salon du Livre de Port-au-Prince intitulée ’’Vivre en prose et en poésie’’.Cet événement, placé sous le thème " d’Haïti, un pays qui nous habite", a pleinement tenu ses promesses. Rassemblant des jeunes talents venus de tous horizons pour exprimer leur génie à travers le chant, le rap, le slam, la danse et des poésies. Cette manifestation artistique a rencontré un franc succès auprès d’un jeune public venu en grand nombre pour suivre l’activité. Elle a également mis en lumière l’engagement croissant de la jeunesse haïtienne envers la culture.
Port-au-Prince, la capitale vibrante d’Haïti, est bien plus qu’une simple ville. C’est un creuset de saveurs, un lieu où la cuisine de rue règne en maître, offrant une expérience culinaire unique et authentique. Au cœur de cette métropole animée, chaque coin de rue se transforme en un marché gourmand, une ode à la gastronomie haïtienne. Les odeurs alléchantes de grillades, de sauces épicées et de plats mijotés vous invitent à une exploration sensorielle. Des stands improvisés, souvent installés sur des tables en bois branlantes, s’alignent le long des rues, proposant une variété de délices culinaires. Des «griots» aux «tassot», en passant par les « bannann peze» et les «pikliz», chaque plat raconte une histoire, une tradition transmise de génération en génération. Pour les aventuriers culinaires, la cuisine de rue haïtienne est une expérience inoubliable. Chaque bouchée est un témoignage de la créativité et de la passion des chefs improvisés, qui transforment des ingrédients simples en plats savoureux et authentiques. Dites-nous en commentaire quel plat vous avez dégusté jusqu’à en perdre la salive dans les rues de Port-au-Prince, ou racontez-nous une belle expérience à ce sujet !
Depuis des siècles, l’institution de l’esclavage a assombri l’histoire de l’humanité, laissant derrière elle un héritage de douleur, d’oppression et de lutte pour la liberté. Cependant, dans ce sombre récit, une nation se distingue par son courage et sa détermination à briser les chaînes de l’oppression : Haïti. Située dans les Caraïbes, Haïti a joué un rôle pionnier dans l’abolition de l’esclavage, jetant ainsi les bases de la lutte pour la liberté et l’égalité dans le monde entier. L’histoire de l’esclavage en Haïti remonte à l’arrivée des Européens sur l’île, qui était alors appelée Saint-Domingue, au 15ème siècle. Les colons français ont rapidement établi une économie basée sur la production de sucre et de café, exploitant cruellement des millions d’esclaves africains déportés pour travailler dans les plantations. Cependant, ce système brutal a engendré une résistance farouche de la part des esclaves, dont la lutte pour la liberté a finalement conduit à l’une des révolutions les plus importantes de l’histoire. En 1791, sous la direction de figures emblématiques telles que Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe, les esclaves haïtiens se sont soulevés contre leurs oppresseurs dans une rébellion sans précédent. Cette révolte a abouti à une guerre d’indépendance qui a duré plus d’une décennie, mais qui a finalement abouti à la proclamation de l’indépendance d’Haïti en 1804, faisant de ce pays la première nation post-coloniale dirigée par des personnes issues de l’esclavage. L’impact de la révolution haïtienne sur l’abolition de l’esclavage dans le monde ne peut être surestimé. En brisant les chaînes de l’oppression et en proclamant leur indépendance, les Haïtiens ont envoyé un message puissant à tous les peuples opprimés du monde : la liberté est possible, et elle vaut la lutte. L’exemple d’Haïti a inspiré d’autres mouvements pour l’abolition de l’esclavage dans les Amériques et au-delà, contribuant ainsi à ébranler les fondements même de l’institution de l’esclavage. La participation d’Haïti dans la lutte contre l’esclavage ne se limitait pas à son territoire ; elle s’est également étendue à des actions externes où des hommes haïtiens ont été envoyés ou ont participé activement à des mouvements pour l’abolition de l’esclavage dans d’autres régions du monde. Par exemple, le président haïtien Alexandre Pétion a soutenu Simón Bolívar, le leader de la révolution sud-américaine, en lui fournissant des armes, de l’argent et même des hommes, ce qui a contribué à la libération de plusieurs pays d’Amérique latine de la domination coloniale. Haïti a également apporté son soutien aux mouvements pour l’indépendance en Amérique centrale. Des combattants haïtiens, dirigés par le général Jean-Pierre Boyer, ont aidé les patriotes vénézuéliens à lutter contre la domination espagnole, contribuant ainsi à la libération de cette région. Le gouvernement haïtien a soutenu financièrement et diplomatiquement les mouvements pour l’abolition de l’esclavage dans des pays tels que le Venezuela, la Colombie et le Mexique, contribuant ainsi à l’éradication progressive de cette institution dans toute la région. Bien que Haïti n’ait pas participé directement à la guerre civile américaine, de nombreux Haïtiens et descendants d’Haïtiens ont joué un rôle crucial dans le mouvement abolitionniste aux États-Unis. Des figures qui étaient d’origine haïtienne ou d’ascendance haïtienne, ont été des voix importantes dans la lutte contre l’esclavage et pour l’égalité des droits aux États-Unis. L’héritage de la révolution haïtienne demeure un symbole de résistance et de courage pour les générations futures. Aujourd’hui, alors que le monde continue de lutter contre l’injustice et l’oppression sous diverses formes, l’histoire d’Haïti nous rappelle que le combat pour la liberté est un combat universel, qui transcende les frontières et les époques. La participation d’Haïti dans l’abolition de l’esclavage dans le monde reste un chapitre crucial de l’histoire de l’humanité. À travers leur courage et leur détermination, les Haïtiens ont ouvert la voie à un avenir où la liberté et l’égalité sont des droits inaliénables pour tous.
Le nom "Haïti" est bien plus qu’un simple mot ; il porte en lui l’histoire, la culture et l’identité d’un peuple. Mais que signifie réellement ce terme et quelle est son origine ? Découvrons ensemble la richesse de ce mot qui résonne à travers les siècles.
En Haïti, le riz est un incontournable de la cuisine. On le déguste sous toutes ses formes, du riz collé au diri ak djon djon. Mais le soir, rien de tel qu’une bouillie de riz pour un souper léger et apaisant. Préparée avec du riz bien cuit, du lait, du sucre et des épices comme la cannelle et la muscade, cette bouillie onctueuse est un vrai délice. Certains y ajoutent du beurre ou des zestes de citron pour plus de saveur.
Dans un monde numérique largement dominé par Facebook, Instagram et TikTok, l’Haïti voit naître une innovation qui pourrait bien changer la donne : Toupatou, un réseau social 100 % haïtien. Conçu par un jeune talent local, ce projet incarne à la fois l’ingéniosité des développeurs haïtiens et la volonté de créer une plateforme adaptée aux besoins locaux.

Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.